FAQ – Les mots de la robotique

Des questions simples, des réponses . À lire en 10 minutes chrono.

1. Qu’est-ce que la robotique, exactement ?

La robotique regroupe les technologies qui permettent à une machine d’agir physiquement dans le monde réel : se déplacer, saisir, assembler, transporter.
Contrairement aux logiciels d’IA “purement numériques”, un robot a un corps, des capteurs et des actionneurs. Il interagit avec la matière, pas seulement avec des données.

2. Quelle est la différence entre robotique et automatisation ?

L’automatisation repose sur des scénarios fixes : même entrée, même action, même résultat.
La robotique introduit la capacité à s’adapter à des variations (position d’un objet, présence humaine, environnement changeant).
En clair : l’automatisation répète, la robotique s’ajuste.

3. Tous les robots utilisent-ils de l’IA ?

Non, et c’est une idée reçue très répandue.
Beaucoup de robots fonctionnent avec des règles déterministes classiques.
L’IA est utilisée quand il faut reconnaître, apprendre, ou prendre des décisions dans l’incertitude.
Un bon robot n’est pas forcément “intelligent”, il est surtout fiable.

4. Qu’appelle-t-on un robot industriel ?

Un robot industriel est généralement un bras articulé fixe, programmé pour effectuer des tâches précises : soudure, peinture, assemblage, palettisation.
Il est rapide, précis, endurant, mais peu flexible sans reprogrammation.
C’est la colonne vertébrale de nombreuses usines depuis plusieurs décennies.

5. C’est quoi un cobot (robot collaboratif) ?

Un cobot est un robot conçu pour travailler à proximité directe d’un humain, sans cage de sécurité.
Il est équipé de capteurs de force et de mécanismes de sécurité qui limitent les risques.
Moins rapide qu’un robot industriel, mais plus souple à intégrer, notamment dans les PME.

6. Qu’est-ce qu’un robot mobile autonome (AMR) ?

Un AMR est un robot capable de se déplacer seul dans un environnement réel (entrepôt, hôpital, usine).
Il ne suit pas une trajectoire fixe : il cartographie, évite les obstacles et s’adapte au contexte.
C’est un acteur clé de la logistique moderne.

7. À quoi servent les capteurs en robotique ?

Les capteurs permettent au robot de percevoir son environnement.
Ils remplacent nos sens : vision, toucher, distance, pression.
Sans capteurs, un robot est aveugle et sourd. Avec eux, il peut réagir, corriger, sécuriser ses actions.

8. Qu’est-ce que la vision par ordinateur en robotique ?

La vision par ordinateur permet à un robot d’interpréter des images issues de caméras : reconnaître un objet, détecter un défaut, estimer une position.
C’est un pilier de la robotique moderne, notamment en contrôle qualité, logistique et tri automatisé.

9. Quelle différence entre AGV et AMR ?

Un AGV suit un parcours prédéfini (bandes au sol, balises, rails virtuels).
Un AMR choisit son chemin en temps réel.
Les AGV sont robustes mais rigides ; les AMR sont plus flexibles mais plus complexes à configurer.

10. Qu’est-ce que la robotique “physique” dont on parle beaucoup ?

La robotique physique désigne l’intégration étroite entre logiciels avancés (souvent IA) et corps robotisés capables d’interagir avec le monde réel.
C’est le passage de l’IA “dans l’écran” à l’IA “dans la matière”.
C’est aussi là que les contraintes du réel rappellent que tout ne se simule pas.

11. Les robots humanoïdes sont-ils vraiment utiles ?

Pas toujours.
La forme humaine est intéressante pour des environnements conçus pour l’humain, mais elle est coûteuse et complexe.
Dans beaucoup de cas, un robot spécialisé fait mieux, plus simplement et à moindre coût. Le look ne fait pas la performance.

12. La robotique va-t-elle supprimer des emplois ?

Elle transforme surtout les tâches.
Les robots remplacent en priorité les activités pénibles, répétitives ou dangereuses.
Les vrais enjeux sont la formation, l’acceptation et l’organisation du travail. Le sujet est humain avant d’être technologique.

13. Combien coûte un robot en pratique ?

Les ordres de grandeur (hors intégration) :

  • cobot : 20 000 à 40 000 €
  • robot industriel : 30 000 à 100 000 €
  • robot mobile autonome : 25 000 à 60 000 €

Le coût principal est souvent l’intégration et l’adaptation aux processus existants.

14. Pourquoi la robotique accélère maintenant ?

Parce que plusieurs facteurs convergent : pénurie de main-d’œuvre, pression sur la productivité, progrès des capteurs et du calcul embarqué.
Ce n’est pas une lubie technologique, c’est une réponse industrielle à des contraintes très concrètes.

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