GEO en 2026 : les experts ne parlent plus de théorie, ils parlent terrain

Dans le webinaire « GEO : où sommes-nous concrètement ? », organisé par Abondance avec RocketLinks, le sujet n’est plus “faut-il s’y intéresser ?” mais “comment l’exécuter sans se disperser”. Autour de la table : Pierre Jeanchelot (lead search & growth chez Yousign), Emmanuel de Maumort (fondateur de l’agence et média Plex, expert près la Cour d’appel de Paris) et Maxime de Kiton (cofondateur de RocketLinks). Le replay vidéo est ici : le webinaire a bien été annoncé par Abondance comme un point d’étape sur l’évolution du GEO début 2026.

Ce qui rend cet échange intéressant, c’est justement le profil des intervenants. On n’est pas dans un débat abstrait entre évangélistes de l’IA. On a un éditeur SaaS international, un praticien du SEO/GEO qui croise aussi les sujets d’IA, de code et d’expertise judiciaire, et un acteur du netlinking qui voit passer des volumes de cas concrets. Résultat : le discours est beaucoup plus utile pour une PME, un média ou une marque que bien des promesses vendues à la chaîne. Le message central tient en une phrase : le GEO n’a pas remplacé le SEO, il l’a étendu.


🎯 L’état de l’art du GEO en 2026

1. Google reste ultra dominant

Malgré la montée des IA, Google reste à un niveau largement supérieur en volume de trafic.
👉 Les usages cohabitent :

  • Google = intention forte (achat, transactionnel)
  • LLM (ChatGPT, Gemini…) = exploration, information

👉 Conclusion : ne misez pas tout sur l’IA, c’est une erreur stratégique.


2. Le contenu informationnel prend un choc

Dans les pays où les AI Overviews sont déployés :
📉 jusqu’à -40 à -50 % de trafic sur certaines pages

Mais point clé 👇
👉 le business ne baisse pas forcément

Pourquoi ?

  • ces pages nourrissent les pages business
  • elles servent de sources aux IA
  • elles renforcent l’autorité globale

👉 Traduction : ne supprimez surtout pas vos contenus info


3. Il n’y aura pas un seul gagnant côté IA

Les experts convergent :

  • Google Gemini : ultra puissant via distribution
  • Claude : très fort en B2B / code
  • ChatGPT : grand public
  • Mistral : souveraineté

👉 Conclusion : le marché va rester fragmenté par usage


4. Le GEO est encore difficile à mesurer

Pas de “Google Analytics du LLM” aujourd’hui.

Les experts utilisent :

  • logs serveur
  • trafic referral
  • corrélation trafic brand
  • analyse des sources citées

👉 Message clair :
si vous attendez une mesure parfaite, vous ne ferez jamais rien


🔍 Ce qu’on sait vraiment

✔ Le GEO = 70 à 90 % de SEO classique
✔ Les IA utilisent massivement Google comme source
✔ Votre visibilité dépend aussi des sites externes
✔ La structure du contenu devient critique
✔ La citation compte autant que le clic

👉 C’est ça le vrai changement :
vous ne jouez plus seulement votre ranking, vous jouez votre présence dans les réponses

Les bonnes pratiques qui ressortent

1. Commencez par les fondamentaux SEO

Le point le plus solide du webinaire, c’est celui-ci : si votre SEO est bancal, votre GEO le sera aussi. Il faut d’abord un site crawlable, des pages utiles, des contenus alignés sur les intentions, un balisage propre et un minimum d’autorité.

2. Répondez vite, haut et clairement

Les intervenants le disent sans détour : les LLM aiment les contenus où la réponse principale arrive rapidement. Il faut donc privilégier les intros nettes, les paragraphes synthétiques, les blocs résumé, les listes à puces, les FAQ et les formulations simples.

3. Travaillez les données structurées

Schema.org, JSON-LD, balisage d’organisation, d’auteur, de produit, de FAQ, de local business : ce n’est pas glamour, mais c’est utile. Et dans le local, c’est même présenté comme un levier très concret.

4. Ne pensez pas seulement “mon site”, pensez “écosystème”

Votre présence dans les médias, sur YouTube, dans Wikipédia, sur Reddit, sur des plateformes d’avis ou des annuaires peut peser dans la capacité d’un LLM à vous citer. Le GEO est aussi un sujet de RP, de netlinking, de réputation et de présence de marque.

5. Variez les angles des mentions externes

C’est un point très intéressant soulevé dans le webinaire : si toutes vos mentions externes racontent exactement la même chose, elles risquent d’apporter moins de valeur. Il faut diversifier les angles, les contextes, les intentions adressées et les types de contenus.

6. Continuez à produire de l’informationnel

Même si ces pages perdent du trafic, les intervenants déconseillent clairement de les abandonner. Elles continuent à nourrir l’autorité, les pages business et les réponses IA. Les supprimer parce qu’elles font moins de clics serait un très mauvais calcul.

7. Monitorer peu, mais monitorer mieux

Suivre 300 prompts “pour faire sérieux” n’a pas grand sens. L’idée défendue dans le webinaire est de choisir un ensemble resserré de prompts vraiment stratégiques, puis d’analyser les réponses, les citations, les sources et la persistance de votre marque.

8. Regardez vos logs

C’est moins sexy qu’un dashboard arc-en-ciel, mais probablement plus utile. Les logs serveur permettent de voir les passages des user agents, les accès réels et parfois de relier cela à d’autres signaux analytiques.

9. Misez sur la vidéo

Le message est net : la vidéo devient un différenciateur. Pour une PME, cela ne veut pas forcément dire monter un studio façon chaîne TV. Cela veut dire expliquer, démontrer, comparer, rassurer. Une bonne vidéo peut renforcer votre SEO, votre GEO et votre crédibilité.

10. Soignez la marque et les auteurs

Le webinaire rappelle que l’autorité n’est pas une astuce miracle, mais un levier utile. Un auteur identifié, une marque cohérente, des profils bien reliés, des preuves externes, des citations, des avis : tout cela peut contribuer à renforcer la confiance.

Ce que les PME doivent retenir, très concrètement

Pour une PME, la tentation est grande de croire qu’il faut “faire du GEO” comme on lancerait une nouvelle ligne budgétaire, avec un prestataire, trois slides et un mot-clé à la mode. Mauvaise idée. Le vrai sujet est plus simple et plus exigeant : produire des contenus plus utiles, mieux structurés, plus citables, et être visible au-delà de son propre site.

La bonne feuille de route n’est donc pas de courir après chaque micro-tendance. Elle consiste plutôt à :

  • renforcer les pages business,
  • conserver des contenus informationnels solides,
  • structurer les réponses,
  • déployer les données structurées,
  • travailler la marque,
  • obtenir des mentions externes crédibles,
  • ajouter de la vidéo,
  • soigner le local si besoin,
  • et suivre quelques prompts réellement liés au business.

Oui, c’est moins spectaculaire qu’un post LinkedIn qui promet “doubler votre visibilité IA en 7 jours”. Mais c’est probablement beaucoup plus proche de la réalité. Et, pour une fois, ce webinaire a le mérite de le dire franchement.

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L’ère de l’AI Search Optimization : ce que les marques doivent savoir en 2026
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En savoir plus

Le replay YouTube du webinaire : https://www.youtube.com/watch?v=t_4VS9ZLskE et aussi https://www.rocketlinks.com/fr/, https://www.abondance.com/, https://yousign.com/fr-fr

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