Hier, jeudi 3 septembre 2026, nous étions réunis à Bercy, à Paris, pour célébrer le premier anniversaire du plan national Osez l’IA. Il y a un an, le Gouvernement se donnait pour objectif de constituer un réseau de 300 Ambassadeurs IA. Nous sommes aujourd’hui 615, présents dans 20 régions et collectivités et 13 secteurs d’activité. Mais le chiffre le plus intéressant est peut-être ailleurs : plus de 35 000 entreprises ont déjà été sensibilisées et la nouvelle étape du plan vise désormais clairement le passage de la découverte de l’IA à son déploiement concret.
En tant qu’Ambassadrice IA du plan Osez l’IA en Pays de la Loire (Grande nouvelle ! Osez l’IA avec les ambassadeurs IA, j’étais présente à cette rencontre organisée par la Direction générale des Entreprises autour d’Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique.
Et le message de cette première bougie était assez clair : maintenant que beaucoup d’entreprises ont entendu parler d’IA, il va falloir les aider à en faire quelque chose. Une licence ChatGPT ou Copilot achetée à la va-vite ne constitue toujours pas une stratégie. 😉
Osez l’IA, c’est quoi exactement ?
Le plan national Osez l’IA a été lancé le 1er juillet 2025 afin d’accélérer l’usage de l’intelligence artificielle dans les entreprises françaises. Il repose sur trois piliers : sensibiliser, former et accompagner. L’idée est d’aider aussi bien les TPE que les PME, ETI et grands groupes à comprendre les usages possibles, à identifier les projets pertinents et à trouver des dispositifs ou partenaires pour les mettre en œuvre.
Le cap fixé pour 2030 reste particulièrement ambitieux : atteindre un taux d’adoption de l’IA de 100 % dans les grandes entreprises, 80 % dans les PME et ETI et 50 % dans les TPE. Le Gouvernement indique que l’adoption de l’IA par les entreprises a triplé en deux ans.
À titre de comparaison, le dernier Baromètre France Num publié indique que 26 % des TPE-PME utilisaient une solution d’IA en 2025, soit deux fois plus qu’un an auparavant. Mais les usages restent très concentrés sur l’IA générative, les chatbots et les assistants : seuls 5 % déclaraient alors utiliser l’IA pour automatiser des tâches ou analyser leurs données.
C’est précisément cet écart entre « j’utilise une IA » et « j’ai transformé un processus métier avec l’IA » que la prochaine phase d’Osez l’IA cherche désormais à réduire.
🎂 Un an plus tard : les chiffres du plan Osez l’IA
Le bilan présenté le 3 septembre permet de mesurer le chemin parcouru. Le réseau compte désormais 615 Ambassadeurs IA, ‘ (voir l’annuaire) contre un objectif initial de 300. Ils interviennent dans 20 régions et collectivités, Outre-mer compris, et 13 secteurs d’activité. Plus de 35 000 entreprises ont été sensibilisées.
Parallèlement, 88 offreurs de solutions IA adaptées aux PME et ETI ont été référencés par la Direction générale des Entreprises et Hub France IA. Le catalogue comprend notamment des solutions de copilotes métiers, de RAG et gestion des connaissances, d’automatisation de la relation client, d’analyse documentaire ou encore de contrôle qualité industriel.Enfin, 70 Diagnostics Data IA sont déjà engagés et la plateforme Accélérez avec l’IA regroupe désormais 54 cas d’usage d’entreprises.
🚀 Ce qui change maintenant : 1 000 Diagnostics Data IA annoncés
C’est probablement l’annonce la plus importante pour les PME. Le Gouvernement veut désormais intensifier les actions de terrain et prévoit le déploiement de 1 000 Diagnostics Data IA, l’enrichissement du catalogue d’offreurs, de nouveaux cas d’usage sur la plateforme Accélérez avec l’IA et de nouvelles promotions des Accélérateurs IA.
Un groupe de travail « IA et inclusion » a par ailleurs été lancé lors de la rencontre du 3 septembre. C’est un sujet à suivre, car l’adoption de l’IA ne pourra pas reposer uniquement sur les entreprises déjà très numérisées ou sur les salariés les plus technophiles.
💶 Quelles aides et quels accompagnements pour une PME ?

C’est souvent ici que les dirigeants commencent à tendre l’oreille.
Le Diagnostic Data IA
Le dispositif vise les PME et ETI de 10 à 2 000 salariés. Le communiqué publié le 3 septembre prévoit une prestation de huit jours-hommes, prise en charge à 40 % par France 2030.Le diagnostic doit notamment permettre de repérer les données exploitables, sélectionner des cas d’usage pertinents, déterminer les conditions nécessaires à leur déploiement et construire un premier plan d’action.
Les Accélérateurs IA
Pour les entreprises qui souhaitent aller plus loin, les Accélérateurs IA proposent un accompagnement sur 18 mois, combinant diagnostic, conseil, formation et échanges entre dirigeants.A noter : les modalités détaillées et les taux de prise en charge peuvent évoluer selon les promotions. Il faut donc vérifier les conditions affichées au moment de la candidature.
88 offreurs de solutions désormais identifiés
C’était aussi l’un des problèmes récurrents rencontrés par les PME : « J’ai identifié mon besoin… maintenant, qui peut réellement le mettre en œuvre ? » Le catalogue DGE–Hub France IA référence désormais 88 entreprises françaises ou européennes proposant des solutions considérées comme suffisamment matures pour être déployées dans des PME ou ETI disposant d’une maturité numérique intermédiaire.
🎨 Et pour les industries culturelles et créatives ?
Le dispositif majeur reste l’appel à projets France 2030 « Transition numérique de la Culture et appropriation de l’intelligence artificielle », piloté avec le ministère de la Culture, Bpifrance et la Banque des Territoires. Il vise notamment les projets permettant de développer de nouvelles expériences culturelles et artistiques, mieux exploiter ou partager les données, sécuriser l’exploitation des contenus et mieux prendre en compte la rémunération des ayants droit.
Les projets associant acteurs culturels et entreprises technologiques sont particulièrement concernés, avec une attention portée au droit d’auteur et aux usages responsables de l’IA.

📍 En Pays de la Loire : mon rôle d’Ambassadrice IA
C’est aussi ce qui me motive dans le rôle d’Ambassadrice IA Osez l’IA en Pays de la Loire ( et particulièrement en vendée !) : faire le lien entre les dispositifs nationaux et la réalité quotidienne des entreprises.
Parce qu’entre « il existe une aide », « je suis éligible », « quel projet présenter ? » et « comment vais-je réellement gagner du temps ou améliorer mon activité ? », il peut y avoir quelques kilomètres de PowerPoint.
Avec IAPratique Studio, également référencé Activateur France Num, j’accompagne les entreprises pour identifier leurs cas d’usage, analyser leurs processus, choisir les bons outils, former les équipes, cadrer leurs usages et identifier les accompagnements ou aides accessibles.
Une proposition particulière pour les clubs et groupements d’entreprises
Les clubs de dirigeants, associations professionnelles, fédérations, réseaux et groupements d’entreprises constituent selon moi un excellent format pour accélérer l’acculturation. IAPratique Studio gratuitment comme ambassadeur peut intervenir lors de rencontres collectives pour présenter des usages immédiatement applicables, réaliser des démonstrations, expliquer les aides existantes et répondre aux questions des dirigeants.
Et si vous souhaitez simplement faire le point sur votre entreprise, le premier rendez-vous est gratuit : échange sur vos besoins, niveau de maturité, premiers conseils, démonstration si nécessaire et orientation vers les dispositifs adaptés.
📩 IA Pratique Studio : studio.iapratique.com
📧 contact@iapratique.com
📞 07 49 49 33 44
📚 À lire aussi sur IA Pratique
Pour poursuivre sur les aides, l’accompagnement et le passage à l’action, je mettrais clairement ces liens internes dans l’article :
- Ambassadeurs IA : accélérer la transformation numérique française
- Baromètre France Num 2025 : où en sont réellement les TPE-PME avec l’IA ?
- IA Pratique Studio – Activateur France Num : diagnostic, accompagnement et identification des aides disponibles
- Faut-il vraiment un Chief AI Officer dans toutes les entreprises ?
FAQ
Comment contacter un Ambassadeur Osez l’IA ?
Le réseau est réparti sur l’ensemble du territoire avec des ambassadeurs régionaux et sectoriels. Leur rôle est notamment de sensibiliser les entreprises, les orienter vers les dispositifs utiles et favoriser les rencontres locales. Une liste régulièrement actualisée est publiée par la DGE.
Le Diagnostic Data IA est-il gratuit ?
Non. Une prise en charge de 40 % par France 2030 pour la prestation de huit jours-hommes. L’entreprise finance donc le solde (entre 4 et 6 000 euros).
Faut-il déjà avoir un projet IA pour demander un accompagnement ?
Pas nécessairement. Le diagnostic sert justement à évaluer les données disponibles, identifier les cas d’usage et construire une feuille de route. Arriver avec un problème métier est souvent beaucoup plus utile qu’arriver avec le nom d’un outil.
Les très petites entreprises peuvent-elles être accompagnées ?
Oui pour la sensibilisation, les ressources France Num, les Ambassadeurs IA et différents dispositifs territoriaux. En revanche, certains programmes Bpifrance ont des critères de taille, d’effectif ou de chiffre d’affaires spécifiques. Il faut donc vérifier l’éligibilité dispositif par dispositif.
IAPratique Studio peut-il intervenir devant plusieurs entreprises ?
Oui. Les clubs d’entreprises, réseaux professionnels, groupements et fédérations sont même particulièrement adaptés aux formats d’acculturation, de démonstration et de découverte des cas d’usage. C’est une action bénévole : la prémière intervention ou rencontre est gratuite
En savoir plus
Le bilan officiel des un an du plan Osez l’IA – Direction générale des Entreprises
Le plan national Osez l’IA et ses dispositifs
Accélérez avec l’IA – cas d’usage et accompagnements Bpifrance
Fiche officielle IA Pratique – France Num